| Après le discours de bienvenue de Mme Jeannine Vartanian, présidente de l'Association des Dames Arméniennes Amies des Ecoles Tebrotzassère (ADAAET), la mission éducative et culturelle de l’école a été abordée par Liana Cancioglu, secrétaire adjointe de l'association. Mission à laquelle s’attelle le Tebrotzassère depuis 130 ans. "Il nous incombe le devoir de préparer l'avenir des nouvelles générations" a-t-elle souligné appelant à une mobilisation générale. La communauté a-t-elle dit en substance, doit soutenir l’école et l’association dans cette tâche, afin de « relever ensemble les défis pédagogique, administratif et financier qui nous attendent ». Pour le directeur de l'établissement, Haïg Sarkissian, soucieux de respecter les exigences de l'Education Nationale "notre pédagogie consiste à transmettre la confiance en soi et à permettre l'épanouissement de chacun de nos élèves afin qu'ils deviennent de bons citoyens, tolérants et agissant en faveur du peuple arménien mais aussi de la France et de L'Europe." De son côté, Jacques Menzildjian, représentant du Fonds Arménien de France, a expliqué l’intérêt de la construction d'un Centre Culturel dédié à la culture arménienne. "Les collectivités publiques non autorisées à financer la construction d'un lycée privé ont ainsi pu participer au financement" a-t-il expliqué. L'architecte de ce projet, Zaven Mouradian, a détaillé les étapes de la construction. Edifiée sur un terrain de 6617 m², la superficie bâtie du lycée incluant le Centre Culturel sera de 1600m². Le budget total qui s'élève à 2 100 000 euros, est financé à hauteur de 700.000 euros par la Fondation Gulbenkian, soit 60 % du budget du lycée. Cependant, il reste encore à pourvoir 800 000 euros pour l'accomplissement final de ce projet. Zaven Yégavian, directeur de la division arménienne de la Fondation Gulbenkian a évoqué le souhait très personnel de Nevarte Gulbenkian qui a légué ses bijoux pour la construction d'un établissement scolaire. Après avoir rendu hommage aux pédagogues, il a répété l'attachement de la Fondation à l'enseignement et à la diffusion de la langue et de la culture arméniennes au niveau international. Il était émouvant d'entendre Martin Essayan venu spécialement de Londres, lequel a fait l'effort de s'adresser à l'assemblée en arménien, langue qu'il commence à apprendre. M. Essayan est l'arrière petit-fils de Calouste et Nevarte Gulbenkian née Yessayan, réunissant ainsi en sa personne deux noms qui ont tellement oeuvré pour la survie de l’identité arménienne. Le Lycée Nevarte Gulbenkian s’inscrira sans doute dans la continuité des lycées Getronagan (1886) Yessayan d’Istanbul (1895), tous deux fondés grâce aux dons des Frères Yessayan. Deux établissements qui continuent à assurer l’éducation des générations successives et la formation des intellectuels afin qu’ils servent à leur tour le peuple arménien. Dans la même tradition, ce lycée comblera un manque pour la communauté de la région parisienne. Un manque justifié par le nombre croissant des élèves de l'Ecole Tebrotzassère et grâce à la réussite de ces derniers à hauteur de 100 % à l’examen national du brevet depuis plusieurs années déjà. Une nouvelle vient de réjouir l'équipe pédagogique et M. Sarkissian tout spécialement ; grâce à ses efforts, le Rectorat a accepté d'inclure l’arménien parmi la liste des langues présentées au brevet national pour l'année scolaire 2007-2008.
Vilma Kouyoumdjian Une plaquette sera prochainement diffusée pour solliciter les intéressés à participer à la réalisation de ce projet. |